Jay Ell Alexander

JAY ELL ALEXANDER PDG. MÈRE. ACTIVISTE COMMUNAUTAIRE. COUREUSE.

Jay Ell Alexander a été nommée directrice générale après avoir passé dix ans comme stagiaire, directrice de courses en groupe et responsable de la mise en place de programmes de communication et de marketing pour Black Girls RUN! (BGR!). Découvrez le parcours de Jay Ell, sa vision de BGR!, sa vie de mère et de femme d’affaires aux multiples facettes, et comment elle parvient à trouver un équilibre entre toutes ces activités.

Q : Comment vous décririez-vous, entre autres comme athlète, comme humain et comme professionnelle ? R : Je suis une entrepreneure à temps plein. En plus de Black Girls RUN!, j’ai aussi une société de relations publiques et je gère aussi notre fondation. Mais jusqu’à environ 9 h 30 chaque matin, je suis mère à temps plein.

Q : Vous portez beaucoup de chapeaux. Comment faites-vous pour déconnecter lorsque vous sortez courir? Est-ce un point commun avec les femmes avec lesquelles vous courez ? R : Ce qui me vient à l’esprit chaque fois que je pense à cela, c’est ce que je ressens lorsque je me joins à un groupe de course. Vous savez, vous pouvez entendre les appels de certains conjoints en Bluetooth ou des appels professionnels. Nous avons tellement de chaos dans nos vies que nous devons prendre ce moment pour investir en nous-mêmes. Toutes ces femmes se rendent là pour courir, mais en chemin, elles font face au chaos de la maison ou du travail. Mais lorsqu’elles arrivent à la course et stationnent leur voiture, tout cela s’éteint et elles peuvent se concentrer sur elles-mêmes, sortir courir, de façon décontractée, parler de la vie et profiter de la course. Avant la course, on se dit : « Je ne suis pas une coureuse ». Mais lorsqu’on arrive à la course, on est réellement une coureuse. Et pendant cette course de 30 minutes, nous sommes en mesure d’éteindre tout le bruit.

Q : Pouvez-vous parler de votre première expérience comme stagiaire avec Black Girls RUN! ? R : Je venais d’obtenir mon diplôme d’études supérieures. J’avais rencontré celui qui allait devenir mon mari et j’avais pris du poids. J’avais des maux de tête et une tension artérielle élevée déjà au début de la vingtaine. Je me suis inscrite à une course de 10 km à Richmond, en Virginie, et au cours de la même année, comme je m’intéressais à la course, une collègue m’a parlé de Black Girls RUN!. L’organisme avait besoin d’un peu de soutien médiatique et j’avais besoin d’un travail pratique après mes études supérieures. Marier les deux s’est littéralement transformé en l’une des meilleures décisions que j’ai prises. L’organisme m’a envoyée à New York où j’ai dormi tête-bêche dans un studio avec des femmes que je venais de rencontrer pour la première fois. C’était un heureux hasard. Nous nous sommes immédiatement entendues et elles sont devenues des grandes sœurs. C’était il y a dix ans, et je suis tombée amoureuse d’elles et de l’organisme. Je me nourrissais de tout ça sans me rendre compte que j’étais en train de semer des graines pour devenir un jour propriétaire de l’entreprise.

Vous n’avez pas à vous définir selon une cadence de course particulière ou une taille précise. Vous avez tellement plus à contribuer.

Q : Comment avez-vous vécu le fait de diriger votre premier groupe de course en tant qu’ambassadrice et, maintenant que vous êtes PDG, ressentez-vous un changement dans la fréquence à laquelle vous consacrez du temps pour vous dans la communauté Black Girls RUN! ? R : J’ai créé le groupe de course à pied ici à Richmond il y a presque dix ans. Nous nous entraînions pour notre premier demi-marathon. Nous étions toutes si excitées et il fallait juste nous regrouper. Nous n’avions jamais vu autant de personnes ou de femmes noires, devrais-je dire, réunies au même endroit pour s’entraîner à une course d’endurance longue distance. Les gens étaient donc très enthousiastes. C’était quelque chose de super incroyable. Et je cours toujours avec la même équipe que celle avec laquelle j’ai commencé en 2012. Ce rôle a certainement changé. Mais avec l’âge vient aussi à maturité. Donc, si j’occupais ce poste à 23 ans, je ne me préoccuperais probablement pas de moi-même. Mais maintenant que j’ai un mari et un enfant à la maison, je comprends que tout doit exister en harmonie. L’épouse ou la mère ne disparaît jamais. Mais parfois, il faut mettre certaines choses en pause. Prendre d’abord soin de moi est la seule façon de servir pleinement ma communauté. Si je ne me sens pas bien ou si je ne me sens pas à la hauteur, je ne peux pas servir la communauté comme je le devrais. Je dois donc m’assurer consciemment de m’occuper de moi d’abord.

Q : À quoi ressemble le succès pour vous en ce qui concerne BGR!? Quelles réalisations, quelles mesures ou quels objectifs voulez-vous atteindre ? R : La mission en est définitivement une qui se poursuit. Ces maladies chroniques [que nous combattons et auxquelles nous sensibilisons les gens] ne sont pas apparues dans notre communauté du jour au lendemain, et elles ne vont pas non plus être corrigées du jour au lendemain. D’un autre côté, il s’agit aussi d’examiner les recherches qui expliquent pourquoi ces communautés continuent de pousser les femmes à être actives. Nous avons donc participé à des études visant à examiner l’état d’esprit des femmes sur la façon dont la « communauté » les motive davantage par rapport à leurs objectifs de santé et de remise en forme. Le travail sur la diversité et l’inclusion est très important en ce moment, et de nombreuses courses nous ont contactés. Au cours des dix dernières années environ, les organisateurs de courses ne se sont pas vraiment souciés de savoir qui s’inscrivait aux courses. Mais ils commencent à faire preuve d’une plus grande intention quant à la diversité des participants.

MAGASINEZ LES FAVORIS DE JAY ELL ET DES MEMBRES DE BLACK GIRLS RUN!

Trouvez soutien et stabilité dans les plus récentes Ride 15 et Guide 15 de Saucony, portées par les femmes de Black Girls RUN!.

Parfois, vous devez mettre les choses en pause. Prendre d’abord soin de moi est la seule façon de servir pleinement ma communauté.

Q : Vous vous êtes associé à un organisateur de course sur sentier bien connu pour augmenter la diversité dans ce domaine. Est-ce un fondement clé pour BGR! et quels sont certains autres fondements ? R : Cette course sur sentier est toute autre chose. Il s’agit d’être simplement dans les bois, de courir la nuit, de passer la nuit dans l’obscurité, par soi-même. C’est un défi mental. L’un de nos principes fondamentaux est sans aucun doute l’accessibilité. Grâce à nos programmes d’entraînement, nous permettons aux femmes d’avoir accès à des entraîneurs de course, à des kinésithérapeutes et à des nutritionnistes. Notre programme d’entraînement nous permet donc d’avoir accès aux bonnes ressources. Et ça, c’est fondamental. Il y a aussi un volet éducatif. Si vous courez, vous devez certainement le faire correctement pour éviter les blessures. Et enfin, la question de la sensibilisation : il s’agit d’un sport qui devrait être ouvert et accessible à tous. La communauté de Black Girl Runs dirige ce navire pour s’assurer que les femmes en sont conscientes. Donc, la sensibilisation, l’éducation et la prestation de ressources accessibles : ce sont probablement nos trois principaux fondements.

Q : Que signifie être étiquetée comme coureuse? Et en général, que pensez-vous de cette nouvelle campagne de Saucony ? R : Les femmes qui entendent parler de Black Girls RUN!, surtout les novices, sont immédiatement intimidées. Elles pensent qu’elles doivent déjà être des coureuses, qu’elles doivent courir à une certaine cadence ou qu’elles doivent avoir une certaine taille. Et nous devons immédiatement briser ces barrières, en leur disant que non, venez comme vous êtes, nous vous rejoignons là où vous vous trouvez. Nous avons des femmes qui courent à toutes les cadences, qui sont de toutes tailles, de tous âges, et nous devons l’expliquer dès le début. Vous savez, je suis mère, je suis entrepreneure, je suis une meilleure amie. Mais être une coureuse m’aide à être meilleure dans toutes ces tâches et tous ces rôles. Donc, lorsque les gens disent : non, je ne suis pas une coureuse. Eh bien, ce n’est pas le cas. En fait, vous l’êtes. Mais vous êtes aussi beaucoup plus que ça, et vous n’avez pas à vous définir selon une cadence particulière ou une taille précise parce que vous avez tellement plus à contribuer. La campagne aide à niveler le terrain de jeu.

À propos de Black Girls RUN!
L’objectif de « Black Girls RUN! » est d’encourager et de motiver les femmes noires à adopter un mode de vie sain. BGR! veut créer un mouvement pour réduire le nombre de femmes atteintes de maladies chroniques associées à un régime alimentaire malsain et à un mode de vie sédentaire. Suivez-les sur Instagram à @blackgirlsrun et visitez blackgirlsrun.com pour vous joindre à un groupe local.

EXPLORER D’AUTRES RÉCITS