Trinidad James

TRINIDAD JAMES ARTISTE. PASSIONNÉ D’ESPADRILLES. PHILANTHROPE. COUREUR.

Trinidad James a une passion pour l’éducation des communautés défavorisées, un amour pour la culture des espadrilles, et il s’est fait une carrière comme styliste et musicien. Constamment en mouvement et véritable incarnation du style de vie Saucony Originals, découvrez les styles préférés de Trinidad et lisez la suite de son parcours.

Q : À quoi ressemble une journée type dans la vie de Trinidad James ? R : Je me lève à 5 h pour commencer ma journée tôt. Je médite un peu, je fais des recherches si je travaille sur un projet créatif, je m’entraîne, puis je me rends au studio ou je vais magasiner si je suis en train de styliser un projet.

Q : Où passez-vous la plupart de votre temps ? R : Je suis un voyageur nomade. Je ne vis nulle part. Je suis juste « là ». Je fais toujours mes devoirs dans chaque ville, à la recherche de sa culture, des restaurants qui appartiennent à des Noirs, et j’essaie de voir ce que font les jeunes. Ces choses qui comptent, qui nous permettent d’être pleinement quelque part. J’aime le beau chaos que je me suis créé, car il me permet d’être la meilleure version de moi-même pour tous mes clients et tous mes projets.

Q : À quoi ressemble votre processus créatif? Où trouvez-vous votre inspiration ? R : Je n’ai pas nécessairement de rituel, mais je dirais plutôt que j’essaie de mettre au point une formule. Ce à quoi je porte vraiment attention, c’est ce qui se passe devant moi plutôt que de regarder trop loin. Souvent, la réponse se trouve autour de moi. Je garde beaucoup de nostalgie et de choses inspirantes autour de moi, comme des œuvres d’art et différentes pièces provenant de domaines variés lorsqu’il s’agit de vêtements et de chaussures, et différents livres de divers créateurs. Je fréquente des créateurs parce que la mode est ma passion première. C’est de là que je viens, être styliste et diriger une boutique pour hommes, avant de me lancer dans la musique.

Trinidad James
Trinidad James
J’aime le beau chaos que je me suis créé, car il me permet d’être la meilleure version de moi-même.

Q : Quelle philosophie sous-tend votre style ? R : Pour moi, si je le porte, ça a de l’allure. Mais ça relève juste de ma confiance. C’est juste ce que je ressens, parce que ça me convient. Je ne le fais pas pour que ce soit bon pour vous. Et donc avec cette confiance et mon style, j’ai commencé à devenir une véritable identité de marque.

Q : À quoi ressemble votre parcours professionnel ? Avez-vous toujours voulu faire de la musique ? La mode est-elle venue en premier ? R : C’était le style avant la musique. Je n’ai pas obtenu de bourse et je n’ai pas poursuivi mes rêves de basket ou de football, donc je ne suis pas allé à l’université. J’ai commencé à travailler très jeune, à 14 ans, et j’ai occupé tous les emplois inimaginables. J’ai commencé comme paysagiste. J’ai travaillé dans une entreprise de déménagement. J’ai travaillé comme cuisinier et serveur à Waffle House. J’ai dirigé des boutiques dans un centre commercial, mais mon rêve était de travailler dans une boutique très populaire; mon métier de rêve a toujours été dans l’habillement. J’aimais surtout les espadrilles et je composais des tenues qui n’étaient pas classiques, en créant mes propres pièces au pistolet à peinture ou en achetant des articles que personne d’autre n’aurait achetés. Mon premier emploi dans les vêtements était dans une boutique appelée Ginza GMC. Le propriétaire savait qu’il pouvait me faire confiance parce que je n’étais pas seulement quelqu’un qui voulait un emploi (j’avais déjà un emploi à Waffle House), mais qui avait une passion pour son magasin et ses produits. Je travaillais donc à Waffle House la nuit, puis j’ouvrais la boutique à 11 h. C’était fou et j’ai fait cela aussi longtemps que je le pouvais jusqu’à ce que je sois à temps plein chez Ginza. C’était l’emploi de mes rêves. Et au milieu de tout cela, j’ai commencé à faire connaître cette boutique, en y mettant ma touche, mes goûts, en attirant des créateurs de style et des célébrités qui venaient chercher des produits que personne d’autre n’avait (comme les casquettes à pressions). C’est comme ça que j’ai établi un lien avec la scène musicale. Ces musiciens magasinaient avec moi avant que je ne touche à un microphone. Cela m’a vraiment donné la confiance nécessaire pour réaliser après environ trois ans que je pouvais faire de la musique comme ces gars qui venaient me voir pour trouver un style qui leur convenait.

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Qu’il soit en mouvement ou parti courir, le style de Trinidad est original. Explorez ses essentiels, dont la Jazz 81, sa plus récente chaussure élaborée en collaboration.

Ce que je voulais vraiment, c’était d’en faire plus pour la collectivité.

Q : Vous êtes si passionné par la collectivité. Quand est-ce que cela s’est manifesté et est devenu une telle priorité pour vous ? R : Lorsque j’ai lancé mon premier titre à succès, tout a changé. Je visitais des endroits que je n’aurais jamais imaginé voir. Mais il y avait aussi beaucoup de pauvreté. Au milieu de tout cela, j’avais l’impression de ne rien faire pour la collectivité. Avec tout cet argent, cette gloire et cette influence, je n’en faisais pas assez. Juste avant de quitter Atlanta pour Los Angeles en 2015, j’ai organisé une collecte d’espadrilles pour les moins nantis et je savais lorsque j’ai déménagé à Los Angeles que c’était la première chose que je devais faire. Avant de gagner de l’argent, je devais mettre au point mon objectif, ma stratégie en matière de charité. Lorsque de bonnes intentions sont au centre de vos préoccupations, elles commencent à se manifester parce que, inconsciemment, c’est ce que vous voulez. Ce que je voulais vraiment, c’était d’en faire plus pour la collectivité.

Q : Quel est l’un de vos premiers souvenirs de cet objectif caritatif et communautaire ? Qu’est-ce qui vous semble le plus marquant et ce dont vous êtes le plus fier ? R : C’est lorsque j’ai déménagé à Los Angeles. On m’a fait découvrir le quartier de Crenshaw en Californie et j’ai organisé des programmes caritatifs pour l’école secondaire de Crenshaw. Le premier match de basketball caritatif que nous avons organisé opposait des célébrités à d’anciens élèves de l’école secondaire de Crenshaw. L’entrée pour assister au match était gratuite si vous apportiez une paire d’espadrilles légèrement usagées à donner. Le regretté Nipsey Hussle a joué dans ce premier match. Cela a vraiment ouvert la porte, car lors de ce premier match, nous avons récolté 1 100 paires d’espadrilles. Aujourd’hui, je conçois des uniformes scolaires pour la Crete Academy et c’est la plus grande réussite de ma vie. Et puis tourner ce film avec Saucony à la Crete Academy avec ces enfants, dans les uniformes que j’ai conçus, c’est magique.

Q : Vous avez dit que vous vouliez montrer aux enfants qu’il n’y a pas que le sport dans la vie. Que vouliez-vous dire par là ? R : Étant de Trinidad, il n’y a pas grand-chose qui peut vous faire sortir de l’île. Vous pouvez donc jouer au cricket, jouer au soccer, aller aux Jeux olympiques ou aller à l’école. Et c’est encore plus vrai dans la communauté noire. Le sport, c’est ça. Je dis ça parce que je suis arrivé en tant qu’immigrant, que j’ai fait tous les métiers, que j’ai réussi en tant qu’artiste et que je suis maintenant styliste. Je veux continuer à être cet exemple, à montrer que l’on ne doit pas se contenter de ce que l’on croit que les gens attendent de nous. Il faut prendre soin de soi physiquement et rester en forme. Le basketball est mon sport préféré en ce moment. J’avais l’habitude de courir sur la piste d’entraînement; maintenant je cours sur un tapis roulant. Je vais faire des passes au football avec les jeunes de Crete Academy. J’adore les sports. Mais vous pouvez faire ces choses tout en étant quelqu’un d’autre. C’est pourquoi, pour moi, le message que Saucony tente de faire passer au sujet des coureurs et de l’inclusion est incroyable; c’est comme de la poésie. Cela ouvre la porte à un plus grand nombre de communautés qui ne connaissent pas l’importance d’avoir de bonnes chaussures de course et du confort, qui n’ont pas accès à des renseignements sur les marathons. ■

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